Comment bien se préparer pour ses EPMSP du BPJEPS équitation

Tu viens d’entendre parler des EPMSP en mode « équitation » en ces premiers jours de ta formation. Tu commences à te dire que le BPJEPS aime décidément les acronymes ! Après les TEP et tous ces BC, voilà donc quatre nouvelles lettres à retenir…

Pourtant, derrière ce drôle de sigle se cache une étape importante : les EPMSP permettent de vérifier que tu es capable d’encadrer un groupe de cavaliers dans une situation pédagogique, en assurant leur sécurité. Et non, il ne suffit pas de préparer une jolie séance de 15 minutes et de croiser les doigts !

Alors, que va-t-on réellement te demander ? Comment se déroule l’évaluation et surtout, comment bien te préparer ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

1. Les EPMSP équitation : qu’est-ce que c’est ?

1.1. Que signifie EPMSP ?

Sigle EPMSP

EPMSP signifie Exigences préalables à la mise en situation professionnelle. Bon, avouons-le, ce n’est pas le sigle le plus facile à retenir du BPJEPS ! Elles sont définies dans l’arrêté du 18 novembre 2024 portant création de la mention « équitation » du BPJEPS. Celui-ci qui précise notamment les compétences que le stagiaire* doit maîtriser avant sa mise en situation professionnelle. 

En clair, tu dois avoir validé tes EPMSP avant de pouvoir encadrer « seul » tes séances dans le cadre de ton stage en entreprise. Elles arrivent donc assez tôt dans ton BPJEPS, avant que tu prennes certaines responsabilités en situation professionnelle.

Si tu veux remettre ces nouvelles étapes de la formation dans leur contexte, je t’explique ce qui a changé avec la réforme du BPJEPS équitation 2025.

1.2. Pourquoi les EPMSP sont-elles nécessaires ?

Parce que savoir monter correctement à cheval ne suffit pas pour encadrer un groupe de cavaliers. Quand tu prends la place du moniteur**, tu dois aussi savoir repérer les risques, les anticiper et réagir rapidement si tout ne se passe pas comme prévu.

Les EPMSP permettent donc de vérifier que tu as déjà ces premiers réflexes professionnels. On va notamment regarder ta façon de préparer ta séance, de choisir une situation adaptée aux cavaliers, d’observer ce qui se passe et d’intervenir lorsque c’est nécessaire.

L’idée n’est pas de te demander d’être déjà un moniteur expérimenté. Tu es en début de formation ! Il s’agit plutôt de vérifier que tu peux commencer à encadrer dans de bonnes conditions et que la sécurité des cavaliers fait déjà partie de tes priorités.

1.3. Quand passe-t-on les EPMSP en BPJEPS équitation ?

Les EPMSP interviennent après ton entrée en formation, contrairement au TEP, que tu passes avant de commencer ton BPJEPS. Le TEP valide ton accès à la formation, tandis que les EPMSP permettent de vérifier que tu es prêt à commencer à encadrer certaines situations professionnelles. 

Il n’y a pas une date unique pour tous les stagiaires de BPJEPS équitation. Chaque centre de formation organise les EPMSP dans son propre calendrier, en fonction de son habilitation et de son organisation.

Calendrier EPMSP

Dans la plupart des cas, elles ont lieu après quelques semaines de formation. Dans d’autres, elles peuvent être organisées dès la journée de diagnostic, parfois même dès le premier jour de formation. C’est d’ailleurs une question qu’il peut être intéressant de poser lorsque tu compares plusieurs centres de formation.

Tu dois donc être informé en amont des conditions prévues par ton centre. Et si les EPMSP sont programmées dès le début, pas de panique ! Cela signifie simplement que tu dois savoir à l’avance ce qui t’attend et pouvoir t’y préparer.


2. Que doit savoir faire le stagiaire pour valider ses EPMSP ?

2.1. Évaluer les risques

Déroulement EPMSP équitation

Avant même de commencer ta séance, il faut avoir un petit réflexe : qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?

Évaluer les risques, c’est regarder la situation dans son ensemble. Le niveau et le comportement des cavaliers, les équidés que tu vas utiliser. Le matériel, le lieu, les conditions de pratique… Tout peut avoir son importance.

Par exemple, un exercice parfaitement adapté sur le papier peut devenir beaucoup moins pertinent si le poney choisi est particulièrement émotif, si le sol est glissant ou si un cavalier*** rencontre une difficulté que tu n’avais pas prévue.

L’objectif n’est évidemment pas de voir des dangers partout ni de passer ta séance à imaginer le pire ! Il s’agit surtout de repérer les éléments qui pourraient poser problème et d’en tenir compte dans tes choix.

2.2. Anticiper les risques

Une fois que tu as repéré les risques, il ne faut pas simplement les garder dans un coin de ta tête. Tu dois en tenir compte avant que le problème n’arrive.

Symboles évoquant la sécurité des séances d'équitation

Si tu sais par exemple qu’un exercice risque de mettre certains cavaliers en difficulté, tu peux le modifier, donner une consigne supplémentaire, choisir une autre organisation ou prévoir une intervention plus rapide. De la même façon, si les conditions de pratique ne sont pas bonnes, il faut savoir changer tes plans.

C’est ça, anticiper : prévoir les difficultés possibles et mettre en place des solutions avant d’en avoir besoin.

Et c’est justement ce qui fait la différence entre « j’ai vu qu’il y avait un risque » et « j’ai fait quelque chose pour éviter qu’il pose problème ».

2.3. Réagir en cas d’incident ou d’accident

Même avec la meilleure préparation du monde, tu ne pourras pas tout prévoir. Avec des chevaux et des cavaliers, un imprévu peut toujours arriver. Ce qui compte alors, c’est ta réaction.

Bien sûr, le but des EPMSP n’est pas d’attendre qu’un accident se produise pour voir comment tu réagis ! Tu dois surtout être capable d’expliquer ce que tu ferais face à une situation dangereuse et de connaître les principaux protocoles de sécurité à appliquer en cas d’incident ou d’accident.

Cela passe notamment par quelques réflexes essentiels :

  • garder ton calme ;
  • protéger les personnes concernées et sécuriser la situation ;
  • évaluer rapidement ce qui s’est passé ;
  • appliquer les procédures prévues dans ta structure ;
  • savoir quand et comment demander de l’aide.
Numéros d'urgence et procédure à connaître

Ces connaissances font partie des bases professionnelles que tu vas acquérir, normalement, lors des premiers jours de ta formation, grâce aux cours consacrés à la sécurité et à la gestion des accidents.

2.4. Encadrer une situation pédagogique en sécurité

C’est ici que les différentes compétences précédentes vont se retrouver concrètement. Pendant les EPMSP, tu dois être capable de conduire une situation pédagogique avec un groupe de cavaliers, tout en gardant la sécurité au centre de tes choix.

Il ne s’agit pas simplement de proposer un exercice intéressant. Tu dois montrer que tu es capable d’organiser ta séance, de donner des consignes compréhensibles et surtout de rester attentif à ce qui se passe autour de toi.

Pendant ta mise en situation, on pourra notamment regarder si tu sais :

  • organiser le groupe et l’espace de manière sécurisée ;
  • donner des consignes adaptées au niveau des cavaliers ;
  • choisir une situation cohérente avec le groupe et les chevaux ;
  • observer les cavaliers et les chevaux pendant l’exercice ;
  • intervenir ou modifier ton organisation lorsqu’une situation devient moins sûre.

Tu n’as donc pas besoin de construire une séance compliquée pour impressionner le formateur. Une situation simple, bien préparée et correctement encadrée sera beaucoup plus intéressante qu’un exercice ambitieux que tu ne maîtrises pas.

Et surtout, garde en tête que les EPMSP ne cherchent pas à vérifier si tu es déjà un moniteur expérimenté. Tu es encore stagiaire ! Elles permettent surtout de voir si tu as commencé à développer les bons réflexes pour encadrer un groupe de cavaliers en sécurité.


3. Comment se déroule l’évaluation des EPMSP équitation ?

3.1. Le groupe de cavaliers

Pour la mise en situation des EPMSP, de par les textes réglementaires, tu vas intervenir sur un groupe d’au moins 4 pratiquants, dont le niveau se situe entre le Galop 2 et le Galop 7.

L’évaluation se déroule dans ton centre de formation et, dans la plupart des cas, les cavaliers qui se trouvent devant toi seront tes collègues de promotion. Ils peuvent avoir des niveaux  différents, mais ils sont généralement déjà autonomes dans leur pratique ! Heureusement !

On parle d’une « séquence d’initiation », ça peut donc surprendre. Pourtant, il ne s’agit évidemment pas de leur apprendre les bases de l’équitation ! Il faut plutôt voir cette situation comme une prise en main d’un groupe, comme cela peut arriver en début d’année dans un centre équestre. Même si tu connais sans doute déjà les cavaliers qui seront devant toi, c’est à toi de prendre la place de l’enseignant et de leur proposer une situation pédagogique adaptée.

Passage de l'évaluation des EPMSP dans un manège

Tu dois donc tenir compte :

  • des conditions dans lesquelles la séance se déroule ;
  • du niveau des cavaliers ;
  • de leurs éventuelles difficultés ;
  • de leur comportement et de leur aisance à cheval ;
  • des caractéristiques des équidés qui te sont attribués.

D’ailleurs, les chevaux ou les poneys utilisés pour l’évaluation sont généralement attribués par le centre de formation. Tu dois donc être capable de t’adapter à eux et de prendre en compte leur comportement pendant ta séance.

Les modalités pratiques peuvent varier selon l’organisation de ton centre de formation. Sois attentif aux informations que te donnera ton instructeur**** avant l’évaluation.

3.2. La préparation de la séance

Même si la mise en situation ne dure que 15 minutes, elle ne s’improvise pas. Une bonne préparation va te permettre d’être plus à l’aise le jour de l’évaluation et surtout de mieux gérer les éventuels imprévus. À cette période de l’année, il est normal que tu ne sois pas encore très serein aux commandes d’une reprise. Alors prépare toi du mieux que tu peux !

Avant de commencer, tu dois avoir réfléchi à la situation que tu vas proposer et aux conditions dans lesquelles elle va se dérouler. Ton objectif doit être suffisamment simple pour être réellement travaillé en quelques minutes, tout en étant adapté au niveau du groupe.

Il faut notamment anticiper :

  • l’organisation du groupe dans l’espace ;
  • le matériel dont tu as besoin ;
  • les éventuelles difficultés liées à l’exercice ;
  • les risques prévisibles et les moyens de les limiter ;
  • les adaptations possibles si la situation ne se déroule pas comme prévu.

Les équidés étant attribués par le centre de formation, tu ne peux pas tout maîtriser à l’avance. Il est donc important de prévoir une situation suffisamment souple pour pouvoir t’adapter aux animaux qui te sont confiés.

Enfin, on ne le répétera jamais assez : pense à la sécurité dès la préparation. L’organisation de l’espace, le matériel utilisé, les distances entre les cavaliers ou encore la manière dont tu vas donner tes consignes peuvent avoir une incidence directe sur le déroulement de la séance.

Aux EPMSP, on ne cherche donc pas à voir une séance spectaculaire. On cherche à voir une séance préparée, cohérente et sécurisée, que tu es capable d’adapter si nécessaire.

3.3. Les 15 minutes de mise en situation

Tu disposes de 15 minutes maximum pour conduire ta situation pédagogique. Cela peut sembler confortable sur le papier… Mais 15 minutes passent très vite lorsque tu dois prendre en main un groupe, expliquer un exercice, observer les cavaliers et intervenir !

L’objectif n’est donc pas de vouloir faire une séance complète en miniature. Tu dois plutôt aller à l’essentiel et montrer que tu peux conduire une situation pédagogique de manière claire et sécurisée.

Pendant ces quelques minutes, tu dois notamment être attentif :

  • à la compréhension de tes consignes ;
  • à l’organisation et aux déplacements du groupe ;
  • au comportement des chevaux et des cavaliers ;
  • aux éventuelles difficultés rencontrées ;
  • aux situations qui pourraient devenir dangereuses.
Passage de l'évaluation des EPMSP dans un manège, exercice au trot

Ton rôle ne consiste pas à rester spectateur une fois l’exercice lancé. Si tu observes une difficulté, un comportement à risque ou une situation qui ne fonctionne pas comme prévu, tu dois réagir :

  • modifier ta consigne,
  • adapter l’exercice,
  • réorganiser le groupe
  • ou intervenir directement si nécessaire.

Les EPMSP permettent ainsi de voir comment tu te comportes réellement dans la position de l’enseignant. Est-ce que tu regardes ce qui se passe ? Est-ce que tu repères les risques ? Prends-tu les bonnes décisions ? Et surtout, est-ce que tu places la sécurité du groupe au cœur de tes interventions ?

Pas besoin d’en faire des tonnes : en 15 minutes, mieux vaut montrer quelques bons réflexes professionnels qu’essayer de caser une séance entière au chausse-pied !

3.4. L’entretien de 10 minutes

Après les 15 minutes de mise en situation, place à l’entretien ! Tu disposes de 10 minutes maximum pour revenir avec les évaluateurs sur ta séance.

Entretien EPMSP équitation

Dans la plupart des cas, ces évaluateurs sont des formateurs de ton centre de formation, par exemple des moniteurs de la structure. Il ne s’agit donc pas nécessairement d’un jury extérieur venu spécialement pour l’occasion.

L’objectif n’est pas de te demander de réciter un cours sur la sécurité. Il s’agit plutôt de comprendre pourquoi tu as fait certains choix et de vérifier que tu es capable de réfléchir à la sécurité de la situation que tu viens de conduire.

Les échanges peuvent notamment porter sur :

  • l’organisation que tu as choisie ;
  • les risques que tu avais identifiés ;
  • les moyens mis en place pour les prévenir ;
  • tes interventions pendant la séance ;
  • les adaptations que tu aurais pu mettre en place dans une autre situation.

Selon les modalités prévues par ton centre de formation, un contrôle de connaissances peut également être prévu. Il se déroule soit au moment de l’entretien, soit en amont, par exemple sous la forme d’un questionnaire écrit ou d’un QCM. Chaque centre définit son organisation sur ce point.

À l’entretien, tu dois donc être capable d’expliquer simplement ce que tu as fait, pourquoi tu l’as fait et ce que tu aurais pu modifier si les conditions avaient été différentes.

Et attention : il ne s’agit pas de chercher à justifier à tout prix chacun de tes choix. Si, avec le recul, tu identifies quelque chose que tu aurais pu faire autrement, il est tout à fait possible de l’expliquer. Au contraire, cela montre que tu es capable d’analyser ta pratique.

Dans cet entretien, les évaluateurs cherchent surtout à voir si ta réflexion sur la sécurité est cohérente avec ce que tu viens de montrer sur le terrain.


4. Comment réussir ses EPMSP équitation ?

4.1. Ne pas chercher à apprendre une séance par cœur

Quand on prépare une évaluation de 15 minutes, la tentation est grande de tout écrire et de vouloir ensuite réciter sa séance dans l’ordre, comme si chaque étape devait se dérouler exactement comme prévu.

C’est pourtant rarement une bonne idée. Pendant les EPMSP, les cavaliers et les chevaux réagissent comme ils réagissent… Et pas forcément comme tu l’avais imaginé sur ton papier !

Prépare plutôt une trame simple, avec un objectif clair et quelques étapes essentielles. Tu dois savoir où tu veux aller, tout en gardant suffisamment de souplesse pour modifier ton organisation si nécessaire.

Préparation d'une séance d'équitation pour l'EPMSP

Par exemple, si un exercice se révèle trop difficile pour le groupe, si un cheval réagit de manière inattendue ou si les conditions de pratique évoluent, tu dois pouvoir adapter ta situation sans perdre de vue ton objectif ni la sécurité du groupe.

Le jour des EPMSP, on ne cherche donc pas à voir si tu es capable de réciter une séance parfaitement préparée. On cherche à voir si tu peux prendre en main un groupe, conduire une situation pédagogique et t’adapter à ce qui se passe réellement.

4.2. S’entraîner à analyser les risques

Aux EPMSP, la sécurité ne se résume pas à connaître quelques règles par cœur. On attend surtout de toi que tu sois capable de repérer les risques dans une situation concrète et d’en tenir compte dans tes choix.

Pour t’entraîner, prends l’habitude de regarder une séance avant même qu’elle commence et de te poser quelques questions simples : qui sont les cavaliers ? Quels équidés vont être utilisés ? Comment est organisé l’espace ? Quel matériel sera nécessaire ? Quelles difficultés pourraient apparaître ?

Analyser la sécurité d'une séance d'équitation

Tu peux ensuite aller un peu plus loin en réfléchissant à ce que tu pourrais faire pour limiter ces risques. Par exemple, modifier l’organisation du groupe, adapter un exercice, prévoir une consigne supplémentaire ou choisir un autre dispositif.

Cette analyse doit progressivement devenir un réflexe professionnel. Plus tu t’entraîneras à observer les situations de cette façon pendant ton alternance, plus il te sera facile de montrer ces compétences le jour des EPMSP.

Et surtout, ne cherche pas uniquement les gros dangers évidents. Aux EPMSP, ce sont aussi les petits détails qui peuvent faire la différence : une porte de carrière laissée ouverte, une distance mal gérée, un cavalier en difficulté, un cheval particulièrement réactif, etc.

4.3. Apprendre à observer et à intervenir

Une fois que ta séance est lancée, ton travail ne consiste pas à donner une consigne puis à regarder tranquillement ce qui se passe. Tu dois rester disponible pour observer le groupe et réagir si la situation évolue.

Pendant tes séances d’alternance, entraîne-toi donc à regarder plusieurs choses en même temps : les cavaliers, les chevaux, l’organisation de l’espace et les éventuelles difficultés qui apparaissent.

Lorsqu’un problème se présente, demande-toi rapidement :

Si j’interviens, quelle est la réponse la plus adaptée ?

  • Est-ce que la situation reste sécurisée ?
  • Est-ce que le cavalier a compris ce qui est demandé ?
  • Est-ce que le cheval est à l’aise dans la situation ?
  • Est-ce que je dois intervenir ou simplement continuer à observer ?
Cours poney shetland avec stagiaire BPJEPS.

Intervenir ne signifie pas forcément tout arrêter. Selon la situation, il peut s’agir de reformuler une consigne, modifier un exercice, réorganiser le groupe ou intervenir directement auprès d’un cavalier.

C’est justement ce raisonnement que tu dois progressivement développer. Aux EPMSP, on ne cherche pas à voir un stagiaire qui applique mécaniquement une séance préparée à l’avance, mais quelqu’un qui observe ce qui se passe et prend les décisions nécessaires pour garder une situation pédagogique sûre.

Profite donc de chaque séance à laquelle tu participes ou assistes pour observer ton tuteur***** ou ton formateur. Pourquoi intervient-il à ce moment-là ? Qu’a-t-il repéré ? Qu’aurais-tu fait à sa place ? C’est un excellent moyen de développer ton regard de futur enseignant.

4.4. S’exercer à conduire des séquences courtes

Pour être à l’aise le jour des EPMSP, entraîne-toi donc à conduire des situations pédagogiques courtes, avec un objectif précis. Cela te permettra de travailler plusieurs éléments essentiels :

  • prendre la parole devant un groupe,
  • donner des consignes claires,
  • organiser les cavaliers et le matériel,
  • observer ce qui se passe
  • et intervenir lorsque c’est nécessaire.

L’objectif n’est pas de parler vite ou de vouloir absolument remplir les quinze minutes. Il faut surtout apprendre à faire des choix et à aller à l’essentiel.

Entraîne-toi également à terminer ta situation proprement. Une fois un objectif atteint, inutile de chercher désespérément un exercice supplémentaire parce qu’il reste deux minutes !

Cours poney avec stagiaire BPJEPS.

Plus tu pratiqueras ce format court, plus tu seras capable de rester concentré sur l’essentiel le jour des EPMSP : un objectif clair, une situation adaptée, des consignes compréhensibles, une observation attentive et une intervention adaptée si nécessaire.

4.5. Préparer aussi l’entretien

Pour te préparer, habitue-toi à expliquer simplement tes choix. Pourquoi as-tu choisi cette situation ? Pourquoi cette organisation ? Quels risques avais-tu repérés ? Qu’as-tu prévu pour les limiter ? Qu’aurais-tu pu modifier si un cavalier ou un cheval avait rencontré une difficulté ?

Tu n’as pas besoin de préparer des réponses toutes faites. Au contraire, il vaut mieux comprendre tes choix plutôt que chercher à réciter un discours appris par cœur.

Tu peux également t’entraîner avec ton tuteur en entreprise s’il a observé tes premières séances. Demande-lui de te questionner sur tes choix et sur les situations auxquelles tu pourrais être confronté. Cela te permettra progressivement de mettre des mots sur ce que tu observes et sur les décisions que tu prends.

Débriefing d'une séance d'équitation

Et si, pendant l’entretien, on te fait remarquer qu’une autre organisation aurait pu être possible, ne cherche pas forcément à défendre ton choix à tout prix. Être capable de reconnaître une autre solution et d’expliquer dans quelles circonstances tu l’aurais utilisée montre justement que tu es capable de réfléchir à ta pratique.


5. Et après les EPMSP ?

Une fois tes EPMSP validées, tu peux commencer à prendre davantage de place dans les situations professionnelles prévues dans le cadre de ta formation.

Mais attention : valider les EPMSP ne signifie pas que tu peux désormais tout faire seul dans la structure. Tu es toujours stagiaire et ton activité reste organisée dans le cadre de ta formation et sous la responsabilité prévue par celle-ci.

La validation des EPMSP confirme surtout que tu as acquis les premiers réflexes nécessaires pour encadrer un groupe de cavaliers dans de bonnes conditions de sécurité. Tu vas ensuite pouvoir aller plus loin dans ta pratique et notamment :

  • préparer et conduire des séances de plus en plus structurées ;
  • adapter tes situations aux différents niveaux et aux difficultés rencontrées ;
  • développer ton observation et ta capacité à intervenir ;
  • établir une progression cohérente pour les cavaliers ;
  • gagner en autonomie dans la préparation et la conduite de tes séances.

Les EPMSP constituent donc un point de départ dans ta professionnalisation, et non une validation définitive de tes compétences d’enseignant.

Les réflexes que tu as travaillés pour les réussir vont continuer à te servir pendant tout ton BPJEPS : observer, anticiper, sécuriser, adapter… Et apprendre progressivement à construire un véritable parcours d’apprentissage pour tes cavaliers.


6. Les EPMSP en AE et en DEJEPS équitation

Si tu prépares un AE ou un DEJEPS équitation, tu as peut-être également entendu parler des EPMSP. Le principe reste globalement le même : vérifier que tu possèdes les compétences nécessaires pour encadrer une situation professionnelle en sécurité. Avant de pouvoir exercer certaines responsabilités dans le cadre de ta formation.

Les modalités précises peuvent cependant varier selon le diplôme et le cadre réglementaire qui lui est applicable. Il ne faut donc pas partir du principe que les EPMSP sont strictement identiques à celles du BPJEPS.

Si tu prépares un autre diplôme, le mieux est de vérifier les conditions prévues par ton organisme de formation et les textes correspondant à ta certification.

Si tu hésites encore entre les différents parcours pour devenir moniteur d’équitation, tu peux retrouver ici les principales différences entre ces formations. Commence aussi par jeter un œil aux questions de la FAQ qui traitent de cette situation).


En résumé

Les EPMSP sont finalement beaucoup moins mystérieuses qu’elles n’en ont l’air derrière leur drôle de sigle !

Elles permettent surtout de vérifier que tu es capable de prendre en charge un groupe de cavaliers en situation pédagogique, en anticipant les risques et en réagissant de manière adaptée lorsque c’est nécessaire.

Pour les réussir, inutile de chercher la séance parfaite. Travaille plutôt tes réflexes : observer, analyser, anticiper, intervenir et être capable d’expliquer tes choix.

Et surtout, n’attends pas la date des EPMSP pour commencer à t’entraîner. Chaque séance de ton alternance peut être l’occasion de développer les compétences qui feront de toi un meilleur enseignant.

avatar Bitmoji instructrice de la Team LMs qui salue

Pour compléter cet article, voici une FAQ groupant les questions que les candidats au BPJEPS se posent le plus souvent.

Les EPMSP du BPJEPS équitation peuvent être organisées très tôt dans la formation. Il n’existe pas de date nationale imposée : chaque organisme de formation définit son organisation dans le cadre de son habilitation.

Selon les centres, les EPMSP peuvent donc être programmées après quelques semaines de formation, mais aussi dès la journée diagnostic, voire dès le premier jour.

Cela peut sembler surprenant quand on débute tout juste son BPJEPS, mais ce n’est pas forcément un problème : les EPMSP ne cherchent pas à vérifier que tu maîtrises déjà toutes les compétences d’un enseignant expérimenté. Elles permettent notamment de vérifier que tu possèdes les premiers réflexes nécessaires pour encadrer une situation pédagogique en sécurité.

Le bon réflexe : renseigne-toi dès le début de ta formation sur la date et les modalités prévues par ton centre. Cela t’évitera de découvrir au dernier moment que les EPMSP arrivent beaucoup plus vite que prévu !

Il n’est pas demandé d’avoir un Galop 7 pour passer les EPMSP du BPJEPS équitation. Tu peux entrer en formation avec un Galop 6 mais le Galop 7 doit être validé avant le passage de tes examens finaux. 

En revanche, tu dois bien sûr avoir un niveau technique et des connaissances suffisants pour encadrer la situation pédagogique demandée en toute sécurité. Les EPMSP évaluent justement ta capacité à prendre en charge un groupe, à analyser les risques, à les anticiper et à adapter ta situation.

Autrement dit, ce n’est pas ton niveau de Galop qui va faire la différence : c’est ta capacité à adopter une véritable posture d’enseignant et à assurer la sécurité du groupe.

Les EPMSP sont vérifiées et attestées par l’organisme de formation, dans les conditions prévues dans son dossier d’habilitation. Il n’existe donc pas, pour les EPMSP, de composition d’un jury national imposée de la même manière que pour certaines épreuves certificatives du BPJEPS.

Concrètement, l’évaluation peut être réalisée par un ou des formateurs de l’organisme de formation. Selon l’organisation retenue par le centre, d’autres professionnels ou intervenants peuvent également participer à l’évaluation, notamment dans le cadre prévu par son habilitation.

Il n’y a pas non plus, dans le texte qui définit les EPMSP du BPJEPS équitation, de nombre minimum d’évaluateurs imposé pour cette vérification. 

À ne pas confondre avec les épreuves certificatives du BPJEPS : pour certaines de ces épreuves, le texte prévoit bien deux évaluateurs et fixe leurs qualifications. Les EPMSP relèvent, elles, d’un dispositif différent.

Oui. Les EPMSP doivent être validées par l’organisme de formation : si les compétences attendues ne sont pas maîtrisées au moment de leur vérification, elles peuvent donc ne pas être validées.

Mais pas de panique : une non-validation ne signifie pas que ton BPJEPS est terminé ! Les conditions prévues en cas de non-validation dépendent de l’organisation de ton centre de formation. Une nouvelle vérification peut notamment être prévue pour te permettre de démontrer que tu as acquis les compétences qui te manquaient.

Si tu n’as pas validé tes EPMSP, le plus important est donc de comprendre ce qui n’a pas fonctionné. Est-ce une difficulté à analyser les risques ? À organiser le groupe? À intervenir au bon moment ? À expliquer tes choix pendant l’entretien ?

Les EPMSP sont là pour vérifier que tu peux commencer à encadrer dans de bonnes conditions. Si certains réflexes ne sont pas encore suffisamment solides, ton alternance et l’accompagnement de ton équipe de formation doivent te permettre de continuer à les travailler avant une nouvelle évaluation.

Si tes EPMSP ne sont pas validées, tu ne pourras pas encore encadrer des groupes de manière autonome dans les situations qui nécessitent cette validation.

Tu devras donc continuer à être accompagné dans ta pratique en entreprise, généralement par ton tuteur ou par un autre formateur habilité. Cela permet de continuer à travailler les compétences qui posent difficulté tout en assurant la sécurité des cavaliers.

Ton organisme de formation pourra ensuite te préciser les conditions prévues pour une nouvelle vérification des EPMSP et les compétences à retravailler avant celle-ci.

Une non-validation n’est donc pas la fin de ton BPJEPS. C’est surtout l’occasion d’identifier ce qui doit encore être consolidé avant de pouvoir prendre davantage d’autonomie dans ton activité professionnelle.

En principe, non : la validation des EPMSP est nécessaire avant de pouvoir encadrer certaines situations professionnelles en autonomie dans le cadre de ta formation.

Avant cette validation, tu es normalement accompagné et encadré dans ta pratique en entreprise, notamment par ton tuteur ou un autre professionnel désigné par la structure.

Cela ne signifie pas pour autant que tu ne peux rien faire ! Dès la rentrée, tu peux participer aux séances, observer ton tuteur, intervenir sous sa responsabilité puis prendre progressivement des situations en charge dans le cadre prévu par ton centre de formation.

L’objectif est justement de te permettre de te préparer aux EPMSP tout en développant tes compétences sur le terrain, sans te retrouver seul face à un groupe avant d’avoir démontré que tu maîtrises les premiers réflexes de sécurité attendus.

Si tu as un doute sur ce que tu peux faire avant la validation, demande toujours à ton tuteur ou à ton organisme de formation de te préciser le cadre dans lequel tu peux intervenir.

Certaines erreurs reviennent régulièrement aux EPMSP. Et la plupart ne viennent pas d’un manque de niveau équestre, mais plutôt d’une mauvaise façon d’aborder la mise en situation.

Voici notamment les pièges à éviter :

  • Préparer une séance trop compliquée. En quinze minutes, inutile de vouloir montrer tout ce que tu sais faire. Une situation simple, cohérente avec le groupe et bien sécurisée sera beaucoup plus pertinente.
  • Apprendre sa séance par cœur. Ton objectif peut être préparé, mais tu dois rester capable de t’adapter aux cavaliers, aux chevaux et à ce qui se passe réellement pendant la séance.
  • Oublier d’observer le groupe. Une fois l’exercice lancé, tu ne peux pas te contenter de regarder si les cavaliers réalisent correctement l’exercice. Tu dois aussi repérer les difficultés et les éventuelles situations à risque.
  • Ne pas intervenir quand la situation évolue. Modifier une consigne, changer l’organisation ou interrompre un exercice lorsque cela devient nécessaire fait partie des réflexes attendus.
  • Négliger la sécurité avant même de commencer. Organisation de l’espace, matériel, équipement des cavaliers, choix des chevaux, distances… La sécurité se prépare avant la première consigne.
  • Vouloir absolument défendre ses choix pendant l’entretien. Si le formateur te demande pourquoi tu as choisi telle organisation, l’objectif n’est pas de trouver une justification à tout prix. Il est beaucoup plus intéressant de montrer que tu as réfléchi aux risques et que tu serais capable de modifier ton choix dans une autre situation.
  • Réviser uniquement la partie pratique. Les EPMSP comportent également une dimension de connaissances professionnelles, notamment autour de la sécurité et de la conduite à tenir face aux incidents ou accidents. Tu dois être capable de mobiliser ces connaissances pour expliquer tes décisions.

Et surtout, ne tombe pas dans le piège du « je dois impressionner le formateur ». Les EPMSP ne sont pas un concours de la séance la plus originale ! Ce qui compte, c’est de montrer que tu es capable de préparer, observer, anticiper, intervenir et assurer la sécurité du groupe. C’est cette logique professionnelle qu’il faut travailler bien avant le jour de l’évaluation.

Il n’existe pas de liste officielle de questions à apprendre par cœur pour l’entretien des EPMSP. En revanche, l’entretien de dix minutes porte en priorité sur les aspects liés à la sécurité. Il est donc important de maîtriser les principales connaissances professionnelles qui te permettront d’expliquer tes choix et de réagir face à une situation donnée.

La première chose à connaître, évidemment, concerne la sécurité dans les centres équestres : équipement des cavaliers, comportement et réactions des chevaux, organisation du groupe, distances de sécurité, état des installations et du matériel, conduite à tenir en cas d’incident ou d’accident…

Mais ta préparation ne doit pas s’arrêter là. Les EPMSP s’inscrivent dans ton entrée dans le métier d’enseignant d’équitation. Il est donc utile de maîtriser également des notions autour de :

  • la réglementation dans les centres équestres et les responsabilités liées à l’encadrement ;
  • les valeurs du sport et de l’équitation, notamment le respect, l’intégrité, le fair-play et le bien-être animal ;
  • la prévention du dopage, du harcèlement, des violences, de la maltraitance et des discriminations dans le milieu sportif ;
  • la posture de l’enseignant d’équitation et la manière d’adopter un comportement professionnel face aux cavaliers ;
  • la place du moniteur dans le fonctionnement d’une structure équestre, notamment son rôle, ses responsabilités et ses relations avec les différents acteurs.

L’objectif n’est évidemment pas de réciter des définitions pendant dix minutes. Tu dois surtout être capable de faire le lien entre ces connaissances et des situations professionnelles concrètes.

Par exemple, si on te demande comment tu réagirais face à un comportement inapproprié d’un cavalier, à une situation de harcèlement ou à un problème de sécurité dans la structure, on attend de toi que tu saches identifier le problème, connaître les bons réflexes et savoir vers qui te tourner.

C’est pourquoi préparer les EPMSP, ce n’est pas seulement répéter une séance de quinze minutes. Il faut aussi construire progressivement ton socle de connaissances professionnelles : sécurité, réglementation, valeurs du sport, prévention des violences et du dopage, posture de l’enseignant… Autant de sujets que tu vas retrouver tout au long de ton BPJEPS.

Le meilleur moyen de préparer tes EPMSP équitation, ce n’est pas d’attendre de connaître la date de l’évaluation pour commencer à travailler. Les compétences recherchées doivent progressivement devenir des réflexes dans ta pratique quotidienne.

Pendant ton alternance, profite notamment des séances que tu observes ou que tu encadres pour te poser quelques questions :

  • Quels sont les risques dans cette situation ?
  • Qu’est-ce qui pourrait poser problème avec ce groupe ou ces équidés ?
  • Comment le moniteur les anticipe-t-il ?
  • À quel moment intervient-il ?
  • Qu’aurais-je fait à sa place ?

Tu peux également t’entraîner régulièrement à conduire de courtes situations pédagogiques. N’oublie pas qu’au EPMSP, tu n’auras que 15 minutes pour présenter une séance cohérente. Travaille particulièrement tes consignes, ton organisation du groupe, ton observation et ta capacité à modifier une situation lorsqu’elle ne se déroule pas comme prévu.

Mais la préparation ne doit pas être uniquement pratique. Des connaissances professionnelles seront entrevues pendant l’entretien, notamment autour de la sécurité, de la prévention des accidents et de la conduite à tenir face à une situation dangereuse. Il est donc important de connaître les principales règles de sécurité applicables dans une structure équestre et de comprendre les procédures à mettre en œuvre en cas d’incident ou d’accident. L’objectif n’est pas de réciter un cours : tu dois surtout être capable de mobiliser ces connaissances pour expliquer tes choix et tes réactions.

Enfin, entraîne-toi à expliquer tes décisions. Pourquoi as-tu choisi cette situation ? Quels risques avais-tu identifiés ? Comment les as-tu anticipés ? Qu’aurais-tu changé si un cavalier ou un cheval avait rencontré une difficulté ?

Et surtout, ne cherche pas à impressionner le formateur avec une séance compliquée ! Aux EPMSP, une situation simple, cohérente et bien sécurisée permettra beaucoup mieux de montrer que tu as commencé à développer les bons réflexes professionnels.

En résumé : travaille à la fois ta pratique, ton observation, ton analyse des risques et tes connaissances professionnelles. Plus ces différents éléments seront liés dans ta tête, plus tu seras à l’aise pour expliquer et justifier tes choix le jour des EPMSP.

Les EPMSP de l’AE et du BPJEPS équitation sont très proches dans leur principe et leur déroulement, mais elles ne préparent pas au même niveau de qualification.

La vérification des EPMSP consiste également en une séance d’équitation de 15 minutes avec au moins 4 pratiquants de Galop 2 à 7 mais le niveau pédagogique proposé sera au maximum de Galop 4

Les compétences vérifiées sont très proches de celles du BPJEPS : évaluer les risques, les anticiper, savoir réagir en cas d’incident ou d’accident et encadrer une situation pédagogique en sécurité.

La différence se situe notamment dans le niveau de qualification et les prérogatives qui seront ensuite exercées. Pour commencer, pour entrer en formation AE, le niveau équestre du stagiaire est le Galop 5. De plus, l’AE intervient auprès de publics d’un niveau G0 à G4. Les exigences attendues lors de la séance doivent donc être cohérentes avec les compétences qui seront enseignées : on ne demande pas au futur animateur équestre de construire une situation pédagogique avec la même exigence technique et pédagogique que celle attendue d’un futur enseignant BPJEPS.

Cela ne signifie pas que les EPMSP de l’AE sont « faciles » pour autant. Le candidat doit notamment sécuriser l’aire d’évolution, contrôler le harnachement et l’équipement des cavaliers, rester attentif au comportement des chevaux et des pratiquants et être capable d’identifier les risques. Le test est acquis lorsque l’ensemble des critères prévus est validé.

Il faut donc retenir que la logique des EPMSP est commune aux deux formations, mais que le niveau d’exigence est adapté à la qualification préparée et aux publics que le professionnel sera ensuite autorisé à encadrer.

Enfin, il faut réviser que, même une fois diplômé, l’AE exercera sous la responsabilité et l’autorité d’un enseignant d’équitation de niveau 4 ou supérieur. 

Oui, sous certaines conditions. Le titulaire de l’Animateur d’équitation (AE) ou de l’Accompagnateur de tourisme équestre (ATE) peut bénéficier d’une dispense des EPMSP du BPJEPS équitation.

Si tu as obtenu ton AE ou ton ATE au cours des cinq dernières années, tu bénéficies de cette dispense. Une dispense peut également être accordée si tu peux justifier de deux années d’expérience d’encadrement sportif dans le champ de l’équitation au cours des cinq dernières années.

Autrement dit, si tu arrives en formation BPJEPS avec un AE ou un ATE, tu ne dois pas forcément passer les EPMSP. Les conditions de dispense dépendent notamment de la date d’obtention de ton diplôme et, dans certains cas, de ton expérience professionnelle.

Si tu es concerné, vérifie bien ta situation auprès de ton organisme de formation avant ton entrée en BPJEPS, afin de savoir si tu devras passer les EPMSP.

Oui, il existe également des EPMSP en DEJEPS sports équestres. Mais, comme on pouvait s’y attendre, leur contenu est adapté au niveau de qualification préparé.

Pour le DEJEPS, les EPMSP sont vérifiées lors d’une séance collective de perfectionnement avec 3 cavaliers de niveau Galop 7 minimum. La séance dure 20 minutes maximum et est suivie d’un entretien de 10 minutes maximum. Les compétences liées à la sécurité sont notamment évaluées : analyse des risques, anticipation et réaction en cas d’incident ou d’accident.

On est donc bien dans une logique différente de celle de l’AE ou du BPJEPS : le futur titulaire du DEJEPS se destine notamment à l’entraînement et au perfectionnement de cavaliers, avec des exigences techniques et pédagogiques plus poussées.

En résumé : AE, BPJEPS et DEJEPS ont tous des EPMSP, mais la situation pédagogique proposée est adaptée aux prérogatives et au niveau de qualification de chaque diplôme.

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Notes : 
* Tous nos articles sont considérés pour un « apprenti moniteur fictif » et donc genré au masculin pour plus de commodité d’écriture (un stagiaire vs une stagiaire). On n’oublie pas qu’au moins 80% des professionnels du métier sont des femmes. Tout est donc bien sûr transférable à la gent féminine !  
** De même, dans l’article, je parle de « moniteur » pour plus de facilité, il peut s’agir bien sûr d’une monitrice.
*** Tout comme le terme « cavalier » -> cavalière !
**** « instructeur » -> instructrice

À propos La Team LMs

Je m'appelle Louise MAILLARD de la Team LMs équitation. Instructrice d'un des plus gros centres de formation d'Ile de France, je forme tous les ans une quinzaine de stagiaires BPJEPS équitation qui deviennent des moniteurs performants dès leur prise de fonction. Témoin privilégié des notions et techniques qui font défaut à mes étudiants, j'ai créé ce site pour faciliter leur année de formation.

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