Bilan de la réforme du BPJEPS équitation après un an de pratique

Bilan de la réforme du BPJEPS Équitation : les enseignements de la première année d’application

Un an après son entrée en vigueur, il est temps de dresser un premier bilan de la réforme du BPJEPS Équitation. Lorsque les nouveaux textes ont été publiés, nous pouvions anticiper certaines conséquences de cette réforme. Aujourd’hui, après une année complète de mise en œuvre, nous disposons enfin d’un peu de recul pour observer ce qui se passe réellement sur le terrain. En tant qu’instructrice dans un centre de formation, j’ai pu suivre cette première année au plus près des stagiaires. Alors, ce bilan de la réforme du BPJEPS est-il positif ? Peut-on encore obtenir son diplôme en un an ? Les prérequis du BC4 ont-ils changé la donne ? Spoiler : certaines choses se sont passées exactement comme prévu… d’autres un peu moins ! 😄 Je te propose donc mon retour d’expérience sur cette première année du nouveau BPJEPS Équitation.


1. Pourquoi cette réforme du BPJEPS était-elle devenue nécessaire ?

Lorsque la réforme du BPJEPS Équitation a été annoncée, les réactions ont été nombreuses. Certains y voyaient une excellente nouvelle, d’autres craignaient que le diplôme devienne beaucoup plus difficile à obtenir.

Maintenant qu’une première année de mise en œuvre est passée, on peut commencer à prendre un peu de recul. Mais avant de parler de ce qui a changé, il est important de se rappeler pourquoi cette réforme a vu le jour.

Car non, elle n’est pas sortie de nulle part !

1.1. Le niveau équestre des jeunes diplômés était-il suffisant ?

Depuis plusieurs années, un constat revenait régulièrement dans les centres équestres : certains jeunes moniteurs* obtenaient leur BPJEPS sans posséder un niveau équestre jugé suffisant pour enseigner dans toutes les situations.

Attention, cela ne signifiait pas qu’ils étaient de mauvais enseignants.

Au contraire, beaucoup étaient d’excellents pédagogues, savaient construire une séance, s’adapter à leurs cavaliers et transmettre leur passion. Enfin, ça dépendait aussi beaucoup de leurs motivations personnelles (normal !) mais aussi de leur formation initiale…

En revanche, plus régulièrement, leur niveau technique à cheval pouvait parfois montrer certaines limites, notamment lorsqu’il fallait :

  • travailler un jeune cheval** ;
  • faire progresser un cavalier*** confirmé ;
  • démontrer un exercice plus technique ;
  • ou tout simplement servir de modèle à leurs élèves.
Séance pédagogique de BPJEPS équitation en centre de formation

C’était une critique que l’on entendait depuis longtemps dans le milieu équestre.

1.2. Une réforme qui répond à une vraie demande de la profession

L’objectif principal de la réforme était donc clair : rehausser le niveau équestre des futurs enseignants, tout en conservant les compétences pédagogiques indispensables au métier.

Pour cela, plusieurs changements importants ont été mis en place, notamment avec les nouveaux prérequis du BC4 qui demandent désormais un véritable niveau de pratique en compétition ou la réussite d’examens spécifiques.

Sur le papier, cette évolution me semblait donc aller dans le bon sens.

En tant qu’instructrice, j’avais moi aussi constaté que certains diplômés de l’ancien BPJEPS manquaient parfois de bagage technique à cheval. Il était donc logique que la profession cherche à renforcer cet aspect de la formation.

La vraie question n’était donc pas de savoir si cette réforme était utile, mais plutôt de comprendre comment elle allait modifier concrètement le parcours des futurs stagiaires et l’organisation des centres de formation.

Et après une année complète de mise en œuvre… je peux te dire qu’elle a changé bien plus de choses que je ne l’imaginais !

1.3. Une réforme qui dépasse largement l’équitation

1.3.1. Des modifications communes à toutes les autres réformes de BPJEPS

BC1 et BC2, blocs de compétences communs à tous les BPJEPS

Petite précision importante avant d’aller plus loin : la réforme du BPJEPS Équitation ne tombe pas du ciel toute seule dans son coin.

Elle s’inscrit en réalité dans une réforme globale de tous les BPJEPS, toutes disciplines confondues (sports collectifs, activités de pleine nature, etc.).

L’idée de départ est assez simple  : harmoniser les formations sportives autour de blocs de compétences communs. C’est là que l’on retrouve notamment les fameux BC1 et BC2, qui sont aujourd’hui identiques pour tous les BPJEPS.

Sur le papier, cette logique d’harmonisation est plutôt cohérente. Elle permet d’avoir un socle commun de compétences pour tous les éducateurs sportifs, quelle que soit leur discipline.

1.3.2. Une réforme à faire cadrer avec les spécificités de l’équitation

Mais… (oui, il y a souvent un « mais » dans les réformes 😄)

L’équitation n’est pas tout à fait un sport comme les autres.

Dans la majorité des BPJEPS, on forme un éducateur sportif qui encadre des pratiquants. Point.

En équitation, on forme un éducateur sportif qui encadre des pratiquants… et qui travaille en permanence avec un cheval, c’est-à-dire avec un deuxième acteur vivant, imprévisible, sensible, et parfois très personnel dans ses choix de carrière 😅

Concrètement, un moniteur d’équitation doit gérer en même temps :

  • la progression du cavalier ;
  • la progression du cheval ;
  • la sécurité des deux ;
  • et l’interaction entre les deux.
Débriefing d'un cours de pédagogie équestre en centre de formation

Et c’est bien là que la particularité de notre discipline change tout.

Parce que là où un éducateur sportif peut parfois s’appuyer sur un matériel standardisé et stable, nous, nous devons composer avec une cavalerie vivante, évolutive… et parfois en désaccord avec le programme du jour.

Cette particularité explique d’ailleurs plusieurs conséquences très concrètes de la réforme, notamment sur la formation, la cavalerie disponible ou encore la progression des stagiaires.

Et c’est justement ce que nous allons voir maintenant…

Si tu souhaites découvrir en détail l’ensemble des changements apportés par la réforme, je t’invite également à consulter mon article complet consacré à la réforme du BPJEPS Équitation. Tu comprendras encore mieux pourquoi certaines conséquences observées cette année étaient finalement assez prévisibles. 


2. Le nouveau BPJEPS équitation ne se prépare plus comme l’ancien

Si je devais résumer cette première année en une seule phrase, ce serait probablement celle-ci :

Le nouveau BPJEPS est toujours officiellement accessible en un an… mais il ne se prépare plus du tout comme l’ancien.

Et je crois que c’est LE message que beaucoup de futurs stagiaires n’avaient pas encore perçu.

D’ailleurs, soyons honnêtes : ce n’est pas vraiment leur faute !

Quand on entend parler d’une « réforme », on imagine souvent quelques changements dans les examens, un nouveau référentiel, deux ou trois compétences qui changent de nom… Bref, rien qui bouleverse complètement la manière de préparer son diplôme.

Eh bien… cette fois, c’est un peu différent ! 😅

2.1. Une réalité que beaucoup n’avaient pas mesurée

Avant cette première année, j’avais déjà lu les nouveaux textes et participé aux réunions d’information destinées aux instructeurs. Nous avions donc une assez bonne idée de ce qui nous attendait.

En revanche, j’ai rapidement constaté que ce n’était pas forcément le cas de tout le monde.

Beaucoup de futurs stagiaires continuaient à raisonner comme avec l’ancien BPJEPS :

« J’entre en formation en septembre, je travaille sérieusement pendant un an et je passe mon diplôme à la fin de l’année. »

C’était d’ailleurs une logique tout à fait normale… puisque c’était celle qui existait auparavant.

Mais cette réforme ne change pas uniquement les examens. Elle modifie aussi le parcours qui permet d’y arriver.

Et cette nuance est essentielle.

J’ai également eu le sentiment que certaines structures d’accueil et certains responsables de centres de formation n’avaient pas encore pleinement pris la mesure des conséquences concrètes de cette évolution. Non pas parce qu’ils s’y opposaient, mais tout simplement parce qu’il fallait vivre une première année pour comprendre tout ce qu’elle impliquait.

Présentation de l'épreuve pédagogique du BPJEPS équitation

En réalité, tout le monde était en train d’apprendre en même temps :

  • les stagiaires ;
  • les formateurs ;
  • les employeurs et maître de stage ;
  • et même les centres de formation !

Et, n’oublions surtout pas, en cette fin d’année : les jurys !!

Un peu comme lors d’un premier parcours de hunter… sur le plan, tout paraît simple. Puis on entre en piste et on découvre que certaines options étaient finalement un peu plus techniques que prévu ! 😉

2.2. Un diplôme officiellement accessible en un an… mais souvent plus réaliste en deux

Attention, je ne suis pas en train de dire qu’il est impossible d’obtenir le BPJEPS en un an.

D’ailleurs, les quelques stagiaires de ma promotion (trois !) qui se sont présentés cette année ont bien tous validé leur diplôme… après leurs rattrapages (un vrai marathon ces examens de fin d’année…).

En revanche, cette première année me conduit à une réflexion.

Je pense que, pour une majorité de candidats, il sera désormais beaucoup plus confortable… et sans doute plus réaliste… de construire leur parcours sur deux années.

Pourquoi ?

Parce que le programme est devenu particulièrement dense.

Il faut à la fois :

  • développer son niveau équestre ;
  • préparer les prérequis du BC4 si ce n’est pas acquis de base ;
  • progresser en pédagogie ;
  • assimiler toute la partie théorique ;
  • réussir les certifications.

Le tout… en travaillant dans sa structure d’alternance.

En rajoutant que les journées ne comptent toujours que 24 heures ! J’ai vérifié… malheureusement, la réforme n’a rien changé à ce niveau-là. 😄

2.3. Ce que pensent aujourd’hui les stagiaires

C’est d’ailleurs un point qui m’a surprise.

Au début de l’année, beaucoup auraient espéré obtenir leur diplôme en douze mois. Mais les tests de positionnement les avaient placés sur une formation plus longue…

En discutant avec eux ces dernières semaines, plusieurs m’ont confié qu’ils étaient finalement contents de ne pas avoir cherché à tout faire en douze mois !

Le BPJEPS équitation est il possible encore en 1 an ?

Avec un peu de recul, ils ont pris conscience de l’ampleur du travail demandé et voient désormais cette deuxième année non pas comme un échec, mais comme une opportunité de progresser plus sereinement. Et de compléter cette formation devenir plus riche.

Je trouve ce changement de regard assez révélateur.

Il montre que le nouveau BPJEPS ne demande pas seulement davantage de compétences. Il demande aussi davantage de temps pour les construire.

À ce stade de ce bilan de la réforme du BPJEPS équitation, c’est probablement l’évolution qui a le plus marqué les centres de formation et les stagiaires.


3. Les prérequis du BC4 changent complètement la logique de formation

S’il y a bien un point qui résume à lui seul la réforme du BPJEPS Équitation, c’est celui-ci : les prérequis du BC4.

Et je peux te dire qu’ils ont fait couler beaucoup d’encre (et sans doute quelques gouttes de sueur aussi 😅).

Les difficultés supplémentaires que demande le BPJEPS équitation après la réforme

Avant la réforme, un stagiaire pouvait consacrer une « petite » partie de son année à progresser à cheval, tout en développant ses compétences pédagogiques de façon plus poussée.

Aujourd’hui, la logique est différente.

Le niveau équestre n’est plus seulement un objectif de la formation : il devient une condition indispensable pour pouvoir valider le BC4.

3.1. Deux possibilités pour valider les prérequis

Bonne nouvelle : il existe deux façons de valider ces fameux prérequis.

La première consiste à les obtenir grâce à tes résultats en compétition.

La seconde passe par des examens organisés par les Comités Régionaux d’Équitation (CRE).

Sur le papier, chacun peut donc choisir la solution qui lui convient le mieux.

Dans la réalité… les choses sont souvent un peu plus nuancées.

La validation par les résultats en compétition

Cette solution concerne les cavaliers qui possèdent déjà une expérience en concours.

Pour valider les prérequis, il faut obtenir des résultats précis en Amateur 3, par exemple :

  • une première prime et un classement dans le premier quart d’une reprise de dressage Amateur 3 Préliminaire ;
  • ainsi qu’une première prime et un classement dans le premier quart en Hunter Amateur 3 GP ou un classement dans le premier quart en CSO Amateur 3 Grand-Prix ;
  • ou encore deux classements dans le premier quart en CCE Amateur 3.

Tu remarqueras au passage que le nouveau BPJEPS valorise clairement la polyvalence.

Être performant uniquement en CSO ou en dressage  ne suffit plus.

Et c’est justement là que beaucoup de candidats découvrent une nouvelle réalité.

La validation par les examens

Les candidats qui ne disposent pas encore de ces résultats en compétition peuvent présenter des examens organisés par leur CRE.

Ils doivent alors réussir trois épreuves :

  • une reprise de dressage Amateur 3 Grand-Prix ;
  • un parcours de CSO ou de Hunter Amateur 3 Grand Prix ;
  • un enchaînement de cross de niveau Amateur 3-4.
passer les prérequis BC4 du BPJEPS équitation

Là encore, la logique est la même : démontrer que le futur moniteur possède un véritable niveau technique dans plusieurs disciplines.

3.2. Pourquoi ces prérequis surprennent-ils autant ?

En discutant avec mes stagiaires cette année, je me suis rendu compte que beaucoup avaient sous-estimé ce que représentaient réellement ces nouveaux prérequis.

Et c’est assez compréhensible.

Dans de nombreux clubs, un cavalier qui enchaîne correctement un parcours de CSO est déjà considéré comme ayant un très bon niveau.

Mais le BPJEPS ne cherche plus seulement à former un cavalier spécialisé.

Il attend désormais un futur enseignant capable d’évoluer dans plusieurs disciplines.

Et c’est souvent le dressage… ou le cross… qui viennent rappeler que monter à cheval, ce n’est pas uniquement tourner à gauche, tourner à droite et sauter quelques obstacles ! 😉

J’ai également constaté que le cross suscitait beaucoup d’appréhension chez certains stagiaires.

Cours de cross pour stagiaires BPJEPS équitation en centre de formation

Non pas parce qu’ils n’étaient pas motivés, mais tout simplement parce qu’ils avaient très peu, voire jamais, pratiqué cette discipline auparavant.

Résultat : plusieurs préféraient tenter de valider leurs prérequis directement en compétition afin d’éviter cette épreuve.

3.3. Ce que j’ai observé après une année de formation

Le premier enseignement que je retiens est assez simple.

Parmi les stagiaires que j’ai accompagnés cette année, aucun n’avait validé l’ensemble des prérequis du BC4 avant son entrée en formation.

Certains avaient déjà les résultats nécessaires en CSO.

D’autres possédaient un bon niveau général.

Mais il leur manquait presque toujours une discipline pour remplir toutes les conditions.

Ce constat m’amène à penser que les profils capables d’obtenir le BPJEPS en une seule année seront probablement assez spécifiques.

Il s’agira souvent de cavaliers déjà habitués aux compétitions Amateur, avec une pratique suffisamment polyvalente pour répondre aux nouvelles exigences.

À l’inverse, un stagiaire qui débute sa formation avec un niveau encore en construction aura probablement besoin de davantage de temps pour atteindre ces objectifs.

Et ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle.

Car cette première année m’a aussi montré une chose : beaucoup de stagiaires qui espéraient obtenir leur diplôme en un an sont aujourd’hui finalement rassurés de pouvoir poursuivre leur progression lors d’une deuxième année.

Ils ont compris que le nouveau BPJEPS ne leur demandait pas seulement de réussir des examens.

Il leur demandait de devenir de meilleurs cavaliers… avant de devenir de meilleurs enseignants.

💡 À ne pas confondre
Les prérequis du BC4 ne sont pas les épreuves de certification du BC4. Ils permettent simplement d’accéder à cette certification.
Autrement dit, dans la majeure partie des cas, tu peux réussir les prérequis… et avoir encore le BC4 à valider ensuite !

4. La réforme transforme aussi le fonctionnement des centres de formation

Quand on parle de la réforme du BPJEPS, on pense souvent aux stagiaires. C’est normal : ce sont eux qui passent les examens !

Mais après une année passée à accompagner une promotion complète, je me suis rendu compte d’une chose : la réforme ne demande pas seulement aux stagiaires de s’adapter… elle oblige aussi les centres de formation à revoir leur façon de fonctionner.

Et ça, je ne suis pas certaine que tout le monde l’avait anticipé.

4.1. Une organisation pédagogique à repenser

Avant la réforme, une grande partie de l’année pouvait être consacrée à la pédagogie.

Nous avions davantage de temps pour apprendre à construire une séance, à analyser un cavalier, à corriger une difficulté technique ou encore à développer sa posture d’enseignant.

Aujourd’hui, ces compétences restent bien sûr essentielles. Elles font toujours partie du métier.

Mais il faut désormais trouver du temps pour préparer également les nouveaux prérequis du BC4 et accompagner les stagiaires dans leur progression équestre.

Autrement dit, il faut réussir à faire tenir davantage de choses… dans une année qui compte toujours douze mois.

(J’ai vérifié là aussi : malgré la réforme, le calendrier n’a toujours pas accepté d’ajouter un treizième mois ! 😄)

Cela oblige donc les centres de formation à revoir leur programmation pédagogique et à anticiper beaucoup plus qu’auparavant.

4.2. Les centres de formation doivent adapter leurs moyens

L’un des effets les plus concrets de cette réforme concerne les moyens que les centres de formation doivent mobiliser.

Former un futur moniteur dont le niveau équestre doit désormais atteindre les exigences du nouveau BC4 ne demande pas seulement du temps… cela demande aussi des moyens adaptés.

Parmi eux, la question de la cavalerie occupe une place importante.

Les stagiaires devront pouvoir monter des chevaux capables de les accompagner jusqu’au niveau attendu, que ces chevaux appartiennent au centre de formation (c’est ce qui est attendu par les CRE), ou s’il y a une meilleure opportunité, à leur structure d’alternance ou même, pour certains, au stagiaire lui-même.

Un centre de formation doit proposer une cavalerie suffisante de niveau amateur

Mais au-delà des chevaux, c’est toute l’organisation qui devra parfois évoluer.

Il faudra anticiper davantage les échéances, organiser plus tôt les préparations aux prérequis du BC4, coordonner les périodes de concours, les entraînements et les certifications.

Autrement dit, la réforme ne demande pas seulement davantage aux stagiaires. Elle demande aussi aux centres de formation de faire évoluer progressivement leur organisation.

Et c’est finalement assez logique.

Lorsqu’on augmente le niveau d’exigence d’un diplôme, il est normal que les moyens mis en œuvre pour y préparer les stagiaires évoluent eux aussi.

Et lorsque plusieurs promotions doivent être préparées en même temps (comme ce sera le cas dès l’année prochaine), cela demande une véritable réflexion sur la répartition de la cavalerie.

Bref, on ne parle plus seulement d’organiser un planning de cours… mais aussi un planning de chevaux !

4.3. Une nouvelle organisation qui se met progressivement en place

Cette première année a finalement joué un rôle de révélateur.

Les difficultés rencontrées ont permis d’identifier ce qui devra être amélioré pour les prochaines promotions.

Je pense par exemple à l’organisation des examens des prérequis du BC4.

Il me semble aujourd’hui beaucoup plus judicieux de les programmer dès le premier trimestre, au fur et à mesure de la préparation individuelle des étudiants, plutôt que d’attendre la fin de l’année.

Cela permettrait de mieux répartir les échéances, de limiter le stress… et d’éviter de tout jouer dans les dernières semaines de formation.

Je pense également que de nombreux centres de formation vont progressivement faire évoluer leur organisation des promotions.

Réorganisation de la formation du BPJEPS équitation après la réforme

Certains proposeront sans doute plus naturellement, et davantage, des parcours sur deux ans.

D’autres adapteront leur programmation pédagogique ou leur gestion de la cavalerie.

En réalité, tout le monde est encore en train de peaufiner ses marques.

Et c’est bien normal.

Après tout, lorsqu’on modifie aussi profondément les règles du jeu, il faut toujours un peu de temps avant que tous les joueurs trouvent leurs nouveaux repères..


5. Choisir sa structure d’alternance : un enjeu encore plus important qu’avant

Si tu envisages d’entrer en BPJEPS Équitation, il y a un conseil que j’aimerais vraiment te donner.

Ne choisis pas ta structure d’alternance uniquement parce qu’elle est proche de chez toi ou parce que l’ambiance y est sympa.

Bien sûr, ces critères comptent aussi. Tu vas y passer beaucoup de temps !

Mais avec la réforme, une autre question devient essentielle :

Cette structure va-t-elle réellement t’aider à atteindre le niveau demandé ?

Et crois-moi, ce n’est pas du tout la même chose.

5.1. Le maître d’apprentissage devient un véritable partenaire de la réussite

Ton maître d’apprentissage aura toujours pour mission de t’accompagner dans ton apprentissage du métier.

Mais aujourd’hui, son rôle prend une nouvelle dimension.

Il ne s’agit plus seulement de te montrer comment animer une séance ou gérer un groupe de cavaliers.

Il devra aussi, dans la mesure du possible, t’aider à construire ton niveau équestre.

Cela peut passer par :

  • te faire monter régulièrement ;
  • te confier progressivement des chevaux adaptés à ton niveau et au niveau demandé par le nouveau BP ;
  • t’encourager à sortir en compétition (mieux, t’emmener !)  lorsque c’est pertinent ;
  • et ainsi, t’aider à préparer les prérequis du BC4.

Autrement dit, ton alternance ne doit plus seulement te permettre d’apprendre à enseigner.

Elle doit aussi te permettre de continuer à progresser comme cavalier.

Et ça change beaucoup de choses.

5.2. Une nouvelle façon de voir l’apprentissage

La réforme du BPJEPS invite aussi les structures d’accueil à faire évoluer leur regard sur la formation des futurs moniteurs

Jusqu’à présent, beaucoup de centres équestres accueillaient un apprenti avec un objectif assez clair : l’accompagner pendant un an jusqu’à l’obtention de son diplôme..

Aujourd’hui, ce schéma risque d’évoluer.

Pour une partie des stagiaires, un parcours sur deux ans sera sans doute plus adapté. Cela implique donc d’envisager la formation sur un temps plus long, avec une progression qui se construit progressivement.

Choix d'un tuteur d'entreprise pour un stagiaire BPJEPS équitation

Cette évolution peut parfois bousculer certaines habitudes, notamment parce que les contrats d’apprentissage et les aides financières sont souvent pensés autour d’une première année.

Mais au-delà de ces aspects, la réforme envoie surtout un message : la réussite d’un stagiaire dépendra de plus en plus de la qualité de l’accompagnement dont il bénéficie tout au long de son parcours.

Une structure qui s’investit réellement dans la progression de son apprenti, qui anticipe les nouvelles exigences du diplôme et qui l’aide à construire progressivement son niveau lui donnera naturellement davantage de chances de réussir… voire de réussir à le valider en une seule année lorsque son profil le permet.

Et finalement, c’est un cercle vertueux : plus le stagiaire progresse, plus il a de chances d’obtenir son diplôme rapidement, et plus la structure bénéficie ensuite d’un enseignant bien formé, autonome et compétent.

Autrement dit, aider un stagiaire à progresser, ce n’est pas seulement lui rendre service : c’est aussi préparer l’avenir de sa propre équipe.

Cela ne signifie pas que ton tuteur devra seller ton cheval à ta place ! 😄 En revanche, il devra réfléchir avec toi à la manière de te faire progresser tout au long de la formation.

5.3. Quelques questions à se poser avant de choisir ton alternance

Si tu es actuellement à la recherche d’une alternance, n’hésite pas à discuter de ces sujets avec ton futur employeur. Je t’encourage à poser quelques questions avant de signer.

Future stagiaire en BPJEPS équitation se questionnant sur un centre de formation

Par exemple :

Aurai-je l’occasion de monter régulièrement ?

La structure participe-t-elle à des compétitions ?

Pourrai-je préparer les prérequis du BC4 dans de bonnes conditions ?

Mon maître d’apprentissage pourra-t-il m’accompagner dans cette progression ?

Des chevaux pourront m’être confiés au fil de ma formation ?

Ces questions peuvent sembler un peu ambitieuses lors d’un entretien… mais elles te permettront aussi de vérifier que vous partez avec les mêmes objectifs. Attention, il ne s’agit pas d’arriver, non plus, le premier jour avec un questionnaire de vingt pages… tu risques de faire peur au responsable du centre équestre ! 😄

En revanche, discuter de ces sujets en amont te permettra de vérifier que tes attentes et celles de la structure sont bien en accord.

Et c’est probablement l’une des meilleures façons de mettre toutes les chances de ton côté.

« Choisir sa structure d’alternance, ce n’est plus seulement choisir l’endroit où tu vas travailler pendant un an ou deux. C’est aussi choisir l’environnement qui va t’aider à construire ton diplôme. Autant dire que ça mérite un peu plus de réflexion que de regarder si le café est bon dans la salle des moniteurs !  😄 »

Finalement, la réforme change aussi la nature du partenariat entre le centre de formation et la structure d’alternance.

Avant, il s’agissait surtout d’accompagner un futur moniteur dans la découverte de son métier.

Aujourd’hui, il faut également lui permettre de construire progressivement le niveau équestre attendu pour obtenir son diplôme.

Autrement dit, la réussite d’un stagiaire repose plus que jamais sur un véritable travail d’équipe entre le centre de formation, le maître d’apprentissage… et le stagiaire lui-même.


6. Premier bilan de la réforme du BPJEPS équitation sur le terrain

S’il fallait retenir un enseignement majeur de ce premier bilan de la réforme du BPJEPS équitation, ce serait sans doute celui-ci : tout le monde a dû apprendre en même temps.

Les instructeurs, les jurys et les organisateurs des certifications ont eux aussi dû s’approprier de nouvelles modalités d’évaluation.

Bref, tout le monde avançait un peu sur un terrain inconnu.

Et comme souvent dans ces situations, il a fallu quelques ajustements.

Débriefing d'un parcours de CSO lors de l'examen des prérequis du BC4

Les instructeurs, les jurys et les organisateurs des certifications ont eux aussi dû s’approprier de nouvelles modalités d’évaluation.

Bref, tout le monde avançait un peu sur un terrain inconnu.

Et comme souvent dans ces situations, il a fallu quelques ajustements.

6.1. De nouveaux examens pour tout le monde

Passer un examen est déjà un exercice particulier.

Alors passer un examen dont tout le monde découvre les nouvelles modalités… c’est encore une autre aventure ! 😄

Cette année, les stagiaires ont donc dû apprendre à se préparer à des épreuves inédites.

Mais les jurys aussi ont dû trouver leurs repères, tout comme les instructeurs qui les préparaient depuis plusieurs mois.

Au fil des certifications, chacun a progressivement mieux compris les attentes, les critères d’évaluation et la manière dont les épreuves se déroulaient concrètement.

C’est finalement le fonctionnement normal de toute réforme importante : la première année permet aussi à tous les acteurs d’apprendre.

6.2. Les rattrapages : une étape du parcours souvent nécessaire

Si tu lis cet article en espérant réussir ton BPJEPS du premier coup… je te le souhaite sincèrement et t’affirme que c’est toujours possible !

Mais si une épreuve ne se passe pas comme tu l’espérais, ne pense pas immédiatement que tout est perdu.

Le BPJEPS prévoit la possibilité de présenter plusieurs fois des rattrapages sur les épreuves qui n’ont pas encore été validées (un rattrapage pour chacune des épreuves différentes).

L’objectif n’est pas de te « repêcher » à tout prix. Il est simplement de te laisser le temps d’atteindre le niveau attendu. Et c’est une différence importante. Un rattrapage n’est pas un cadeau. C’est une nouvelle occasion de montrer que tu maîtrises désormais les compétences demandées.

Au final, ce qui compte, ce n’est pas de réussir absolument toutes les épreuves du premier coup. C’est d’obtenir ton diplôme avec le niveau attendu.

Et, entre nous… rares sont les cavaliers qui réussissent absolument tout du premier essai. Si c’était le cas, les coachs auraient beaucoup moins de travail ! 😉

6.3. Mieux anticiper pour éviter l’effet « embouteillage » de fin d’année

Cette première année a également mis en évidence un défi très concret : l’organisation des certifications et des rattrapages.

Lorsqu’un plus grand nombre de stagiaires doivent repasser certaines épreuves, cela demande davantage de disponibilités pour les jurys, les centres de formation… mais aussi pour les chevaux.

Or, la fin de l’année n’est pas forcément la période la plus simple.

À partir de l’été, de nombreux chevaux et poneys sont déjà mobilisés pour préparer les championnats de France, les Critériums Amateur ou d’autres échéances sportives.

Autant dire que trouver des créneaux et une cavalerie disponible devient parfois un véritable jeu de Tetris… version équestre ! 😅

C’est d’ailleurs l’un des enseignements que je retiens de cette première année.

Planning chargé d'un centre de formation au mois de juin

Je pense que les CRE avec les centres de formation associés auront tout intérêt à anticiper davantage certaines échéances, notamment les examens des prérequis du BC4, afin d’étaler les validations au cours de l’année plutôt que de concentrer un maximum d’épreuves sur les dernières semaines.

Ce sera plus confortable pour tout le monde : les stagiaires, les formateurs… et même les chevaux, qui apprécieront sans doute de ne pas avoir un agenda aussi chargé !


7. Après ce premier bilan de la réforme du BPJEPS équitation, quelles questions pour l’avenir ?

Après cette première année de mise en œuvre, il serait bien prétentieux d’affirmer que l’on connaît déjà toutes les conséquences de la réforme.

En revanche, certaines tendances commencent à se dessiner et soulèvent plusieurs questions intéressantes.

Je n’ai pas la prétention d’y répondre aujourd’hui… mais je pense qu’elles méritent d’être posées.

7.1. Le BPJEPS va-t-il devenir naturellement une formation en deux ans ?

C’est sans doute la première question qui me vient à l’esprit.

Officiellement, le BPJEPS reste accessible en un an.

Dans les faits, je pense que beaucoup de stagiaires auront intérêt à construire leur parcours sur deux années afin de développer sereinement l’ensemble des compétences attendues.

Attention, cela ne signifie pas qu’il sera impossible d’obtenir son diplôme en un an. Certains candidats y parviendront, notamment ceux qui possèdent déjà un solide bagage équestre avant leur entrée en formation.

Mais je crois que le parcours en deux ans va progressivement s’imposer comme une solution plus réaliste pour de nombreux profils.

Et finalement, est-ce vraiment un problème si cela permet de former de meilleurs enseignants ?

💡 Cas particulier : les titulaires de l’AE

Si tu es titulaire de l’AE, tu fais partie des profils les plus concernés par cette réforme.
Tu es dispensé des TEP, ce qui facilite ton entrée en formation.
En revanche, dans la majorité des cas, ton niveau équestre initial ne te permet pas encore de valider les prérequis du BC4.Cela ne veut pas dire que le BPJEPS en un an est impossible pour toi.
Mais dans la pratique, beaucoup de parcours d’AE seront davantage construits sur deux ans, afin de te laisser le temps de progresser sereinement à cheval tout en développant tes compétences pédagogiques.
C’est précisément l’objectif de la journée de positionnement : définir avec toi le parcours le plus adapté à ton profil, et non te faire rentrer dans un modèle unique.
Cette journée ne sert pas uniquement à évaluer ton niveau.
Elle permet surtout de construire, avec toi, le parcours de formation qui te donnera le plus de chances de réussir.
Alors si, à l’issue de ce positionnement, ton centre de formation te propose un parcours en deux ans, ne le vois surtout pas comme un échec ou une mauvaise nouvelle.
Vois-le plutôt comme une stratégie pour te permettre d’obtenir ton diplôme dans les meilleures conditions… plutôt que de vouloir absolument aller vite.
Après tout, en équitation aussi, on sait bien qu’on ne brûle pas les étapes si l’on veut construire des bases solides !

7.2. Quels profils de candidats la réforme va-t-elle attirer ?

Cette réforme revalorise clairement le niveau équestre demandé aux futurs moniteurs. C’est une excellente chose pour la profession. 

Mais une autre question mérite d’être posée :

Étant donné que mes cavaliers qui possèdent déjà les nouveaux prérequis du BC4 seront souvent des compétiteurs habitués aux épreuves Amateur. Parmi eux, certains auront peut-être aussi le niveau nécessaire pour envisager directement une formation DEJEPS. Dans ce cas, choisiront-ils encore le BPJEPS ? Ou préféreront-ils se tourner vers le diplôme supérieur ?

À l’inverse, certains cavaliers qui auraient autrefois envisagé un BPJEPS pourraient se sentir impressionnés par le niveau désormais attendu.

J’espère sincèrement que ce ne sera pas le cas.

Car il ne faudrait pas que cette réforme, pourtant pertinente dans ses objectifs, décourage de futurs enseignants passionnés qui auraient simplement besoin d’un peu plus de temps pour construire leur niveau.

7.3. Les centres de formation et les structures d’accueil vont-ils trouver leur nouvel équilibre ?

Je suis plutôt optimiste sur ce point.

Cette première année a permis à chacun de mieux comprendre les nouvelles exigences du diplôme.

Réussite de l'examen BPJEPS pour une promotion de stagiaires

Les centres de formation vont adapter leur organisation.

Les structures d’alternance vont progressivement prendre conscience de leur rôle dans la progression sportive de leurs stagiaires.

Les CRE continueront sans doute à faire évoluer l’organisation des examens des prérequis.

Autrement dit, tout le monde est en train d’apprendre.

Et c’est probablement ce qui me rend la plus confiante pour les prochaines promotions. Comme souvent en équitation, on ne construit pas une progression en une seule séance. Il faut parfois quelques réglages, quelques adaptations… et un peu de temps avant que tout le monde trouve le bon rythme.

Je crois que la réforme du BPJEPS suit exactement cette logique.


Après cette première année, le bilan de la réforme du BPJEPS Équitation me paraît plutôt positif, même si de nombreux ajustements restent encore à réaliser.

Le niveau équestre des futurs moniteurs est désormais davantage valorisé, ce qui répond à une attente ancienne de la profession. En revanche, cette évolution demande aussi aux stagiaires, aux centres de formation et aux structures d’alternance de repenser certaines habitudes.

À mes yeux, la principale leçon de cette première année est simple : la réforme ne transforme pas seulement le diplôme, elle transforme progressivement toute l’organisation de la formation des futurs enseignants d’équitation.

Reste maintenant à voir comment les prochaines promotions s’adapteront à ce nouveau fonctionnement… mais une chose est sûre : le BPJEPS version 2025 n’a pas fini de faire parler de lui ! 😄

Pour compléter cet article, voici une FAQ groupant les questions que les candidats au BPJEPS se posent le plus souvent.

Oui, le BPJEPS Équitation reste officiellement accessible en un an. En revanche, cette première année d’application de la réforme montre que beaucoup de stagiaires auront intérêt à construire leur parcours sur deux ans. Les candidats qui possèdent déjà un solide niveau équestre et qui ont validé les prérequis du BC4 avant leur entrée en formation restent les mieux placés pour réussir en un an.

Oui. Les prérequis du BC4 doivent être validés avant de pouvoir présenter la certification du BC4. Ils peuvent être obtenus soit grâce à des résultats en compétition, soit lors d’examens organisés par les Comités Régionaux d’Équitation (CRE).

Oui, clairement. Les nouveaux prérequis demandent désormais de démontrer un niveau équestre dans plusieurs disciplines, soit par des résultats en compétition, soit lors d’examens spécifiques. Cette exigence est plus importante que dans l’ancien BPJEPS et explique en partie pourquoi davantage de stagiaires envisagent aujourd’hui un parcours sur deux ans.

Oui. D’ailleurs, parmi les stagiaires que j’ai accompagnés cette année, aucun n’avait validé l’ensemble des prérequis du BC4 avant son entrée en formation.

En revanche, cela influence fortement la durée et l’organisation du parcours. Plus ton niveau de départ est éloigné des exigences du BC4, plus il sera souvent judicieux d’envisager une formation sur deux ans afin de construire progressivement les compétences attendues.

Non. Le règlement ne prévoit pas que le candidat soit propriétaire de son cheval. En revanche, il devra pouvoir disposer d’une cavalerie adaptée à son niveau, que celle-ci soit mise à disposition par son centre de formation (ce qui est normalement prévu sur le papier mais pas fortement partout sur le terrain), sa structure d’alternance ou, dans certains cas, par confiage.

Le BPJEPS prévoit des rattrapages (un par épreuve). L’objectif n’est pas de te « repêcher » à tout prix mais de te laisser le temps d’atteindre le niveau attendu. Ne pas réussir une épreuve du premier coup ne signifie donc pas forcément devoir recommencer toute la formation.

C’est possible, mais cela restera probablement assez rare. Même si les titulaires de l’AE sont dispensés des TEP, ils ne possèdent pas toujours encore le niveau nécessaire pour valider rapidement les prérequis du BC4. C’est pourquoi de nombreux parcours seront désormais construits sur deux ans.

Avec la réforme, l’ATE présente plusieurs avantages. Son titulaire bénéficie notamment de dispenses importantes lors de son entrée en BPJEPS puisqu’il n’a pas à présenter les TEP et a a déjà validé le BC4 en entier.

Cela en fait probablement l’une des passerelles les plus intéressantes vers le BPJEPS Équitation.

Toutefois, dans la pratique, les effectifs en formation ATE restent aujourd’hui beaucoup plus faibles que ceux des formations AE. Tous les futurs stagiaires ne passeront donc pas par cette voie, même si elle mérite probablement davantage d’attention depuis la réforme.

Je le pense. Le secteur a un besoin crucial de nouveaux enseignants. En revanche, les structures devront progressivement intégrer les nouvelles contraintes de la réforme et comprendre que l’accompagnement du stagiaire dans sa progression équestre devient un élément important de sa réussite.

Avec un an de recul, je pense que oui. Le niveau équestre des futurs enseignants est désormais davantage valorisé, ce qui répond à une attente ancienne de la profession. En revanche, cette évolution demande aussi davantage d’anticipation, de moyens et souvent davantage de temps pour construire les compétences attendues.

Pour découvrir la FAQ, clique sur le ⊕ (ci-dessus)


Notes : 
* Tous nos articles sont considérés pour un « apprenti moniteur fictif » et donc genré au masculin pour plus de commodité d’écriture (un stagiaire vs une stagiaire). On n’oublie pas qu’au moins 80% des professionnels du métier sont des femmes. Tout est donc bien sûr transférable à la gent féminine !  
** De même, dans l’article, je parle de « cheval » pour plus de facilité, il peut s’agir d’une jument, d’un hongre, d’un étalon. Tout comme d’un poney ou d’une ponette !
*** Tout comme le terme « cavalier » -> cavalière !

À propos La Team LMs

Je m'appelle Louise MAILLARD de la Team LMs équitation. Instructrice d'un des plus gros centres de formation d'Ile de France, je forme tous les ans une quinzaine de stagiaires BPJEPS équitation qui deviennent des moniteurs performants dès leur prise de fonction. Témoin privilégié des notions et techniques qui font défaut à mes étudiants, j'ai créé ce site pour faciliter leur année de formation.

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